Michelbach-le-bas

Cérémonie du lundi 11 novembre 2020

Madame, Messieurs les adjoints ici présents.

C’était 4 années de conflit, 8 millions de Français, souvent très jeunes, mobilisés. On ne retient presque plus que les millions d’âmes volées à travers le monde. Nul ne sort victorieux d’une telle guerre celle de 14 -18

Notre présence, ici ce matin, devant le monument aux morts des douleurs de la mémoire Michelbachoise, témoigne de l’intérêt que nous portons à cette cérémonie du souvenir, mais aussi à l’idée de paix et son œuvre.

Elle nous encourage à faire vivre la mémoire collective, lui donner un sens fort dans notre société soumise au doute. Aujourd’hui, de cette guerre nous n’avons plus de témoin, seules les morts résonnent toujours, prouvant, s’il le faut, à quel point 105 ans après son déclenchement, nous sommes encore marqués collectivement par cette terrible épreuve subie par notre pays et les peuples d’Europe

Cette mémoire collective, notre mémoire, doit enfanter le devoir. Celui de dire et d’agir, de ne pas rester indifférent et passif face aux violences de notre monde.

Jaurès, en 1914, et les fusillés pour l’exemple ont payé de leurs vies la proclamation commune d’une nécessaire paix.

Notre culture mémorielle doit évoluer .Traditionnellement conçue comme un devoir de reconnaissance envers nos ainés elle devient un besoin de vigilance face aux poussées antidémocratiques qui bafouent les droit de l’homme.

On doit en commémorant le passé parler aussi du futur.

Schicklin julien

Maire de Michelbach-le-Bas